Irradiateur gamma de Cobalt-60
L’irradiateur pilote du CRNA est composé de trois sources cylindriques de 60Co dont l’activité initiale était de 36 000 Ci. Elles sont disposées verticalement dans un porte source en acier inoxydable. La recherche et le développement dans le domaine de la chimie sous rayonnement fait appel aux radiations ionisantes pour induire des réactions chimiques telles que la polymérisation, le greffage, la réticulation ou la dégradation des matériaux, en vue de développer de nouveaux matériaux. L’irradiateur gamma trouve aussi de nombreuses autres applications, telles que : la radio stérilisation des produits pharmaceutiques et des dispositifs médicaux, la conservation par l’élimination des insectes dans les denrées alimentaires, l’élimination de micro-organismes pathogènes ou non pathogènes, l’application de la technique de l’insecte stérile, l’inhibition du pouvoir germinatif des tubercules et des graines, la stérilisation à température ambiante des produits thermosensibles, la conservation des œuvres d’art et l’amélioration par radiomutagénèse des variétés de végétaux.
Spectrométrie Infra-Rouge
La spectroscopie FTIR (Infra Rouge à Transformée de Fourier) est basée sur l’absorption d’un rayonnement infrarouge par le matériau analysé. Elle permet, via la détection des vibrations caractéristiques des liaisons chimiques, d’effectuer l’analyse des fonctions chimiques présentes dans le matériau. Un matériau de composition chimique et de structure donnée va correspondre à un ensemble de bandes d’absorption caractéristiques permettant d’identifier le matériau. L’analyse s’effectue à l’aide d’un faisceau provenant d’une source infrarouge qui est dirigé vers l’interféromètre de Michelson. Ce dernier va moduler chaque longueur d’onde du faisceau à une fréquence différente. Le faisceau modulé est alors réfléchi des deux miroirs vers l’échantillon, où les absorptions interviennent. Le faisceau arrive ensuite sur le détecteur pour être transformé en signal électrique. Le spectromètre de type NICOLET 380 permet d’analyser tout type d’échantillon, sous forme de poudre, solide, liquide ou gaz, dans la gamme spectrale de 400 à 4000 cm-1 avec une résolution allant de 0.5 à 8 cm-1 , avec un nombre de scans supérieur à 32.
Spectromètre de masse à flux de gaz vecteur continu
La spectroscopie de masse est une technique d’analyse en phase gazeuse. Elle permet, suite à l’ionisation, l’accélération puis la déviation par champs magnétique des molécules d’un échantillon, leur séparation et leur détection en fonction de leur rapport masse sur charge noté m/z. Les grandeurs à mesurer sont en fait les très faibles différences de masse entre deux supergrids, lourd et léger, l’supergrid lourd étant généralement moins abondant. Ainsi, et pour des raisons pratiques, on ne mesurera pas l’abondance isotopique absolue mais celle relative.Le spectromètre de masse utilisé au CRNA, travaille sous flux continu d’hélium. Il peut être utilisé pour l’analyse en routine d’échantillons de matière organique ou minérale, pour la détermination du 13C, 15N, 18O, 2H et également du 34S.
Datation au carbone-14, Compteur à scintillation liquide
La technique de la datation au carbone-14 du CRNA consiste essentiellement en la datation de toute matière carbonée et ce par combustion et récupération du CO2 qui sera transformé chimiquement en benzène auquel on rajoutera un cocktail scintillant. Le tout sera compté par scintillation liquide pour déduire son activité résiduelle, laquelle comparée à un standard, permet de remonter à un âge via la loi de décroissance radioactive. Outre la matière organique, des échantillons de carbone minéral sont susceptibles d’être datés par cette méthode.
Salle blanche pour culture cellulaire
La salle blanche du laboratoire de radiobiologie du CRNA est un espace de travail dédié aux expérimentations en radiobiologie afin d’étudier les effets biologiques des rayonnements ionisants sur différents supports (cellules humaines, animales, végétales), in-vitro et in-vivo. Les techniques de base utilisées sont la culture cellulaire avec la mise en culture, le maintien en survie, le comptage et la cryoconservation des cellules. Des expériences pour l’évaluation de la cytotoxicité de différentes substances biologiques peuvent aussi être menées.La salle blanche est maintenue en dépression et est pourvue d’un sas de sécurité en surpression. L’air alimentant la salle blanche provient d’une Centrale de Traitement d’Air qui assure la filtration grâce à des filtres de haute efficacité. La température, l’humidité ainsi que la pression sont régulées et maintenues à des niveaux contrôlés. Cette salle est équipée de deux Postes de Sécurité Microbiologique (PSM) de type II, ainsi que de tout le matériel nécessaire pour la culture cellulaire.
Système de séquençage des gènes
Le système de séquençage des gènes qui se compose d’une RT-PCR et d’un séquenceur de gènes automatique, permet d’étudier la réponse cellulaire à un niveau moléculaire et génomique. La PCR (Polymerase Chain Reaction) permet de dupliquer en grand nombre une séquence connue d’ADN ou d’ARN, à partir d’une faible quantité d’acide nucléique. Le séquençage de l’ADN est une méthode dont le but est de déterminer la succession linéaire des bases A, C, G et T prenant part à la structure de l’ADN. Ces deux techniques combinées permettent de nombreuses applications dans le domaine de la médecine, le diagnostic, les études génétiques et la compréhension de mécanismes physiopathologiques.
Chromatographe en Phase Liquide à Haute Performance (HPLC)
La Chromatographie en phase Liquide à Haute Performance est une technique qui permet la séparation ou la purification, d’un ou de plusieurs composés d’un mélange, en vue de leur identification et de leur quantification. Le principe de cette technique consiste à faire migrer les constituants à séparer sur une phase stationnaire immobile, à l’aide d’une phase mobile, liquide ou gazeuse, de nature différente. Chaque molécule sera plus ou moins rapidement entraînée selon son affinité pour respectivement, la phase stationnaire et la phase mobile, permettant la séparation des différents constituants présents. Le chromatographe HPLC du CRNA est de type Agilent Technologies 1260-Infinity et dispose d’un détecteur à barrette de diode (DAD) comportant deux lampes UV et Visible. La sensibilité de détection en UV est jusqu’à 10 fois supérieure et elle peut être utilisée à une pression atteignant les 600 bars.
Spectrométrie d’Absorption Atomique (SAA)
La Spectrométrie d’Absorption Atomique (SAA) permet le dosage d’éléments majeurs et traces dans divers types de substrats. La technique consiste à vaporiser l’échantillon liquide et à le chauffer à l’aide d’une flamme ou d’un four. La flamme est dirigée vers une lumière émise par une lampe appropriée émettant les longueurs d’onde caractéristiques de l’élément recherché. En traversant la flamme, les ondes lumineuses sont absorbées par les ions excités présents dans la flamme. L’absorption est mesurée à l’aide d’un prisme dispersif et d’une cellule photoélectrique.Le spectromètre disponible au CRNA est de type iCE 3500 Thermo possède les deux modes de mesure : flamme et four. Il dispose d’un système optique à bandes passantes variables de 180-900 nm et d’un carrousel de 6 lampes à auto-alignement. La localisation des longueurs d’onde est réalisée par la recherche automatique de pic et la sélection de la bande passante nominalement 0.2, 0.5 ou 1.0 nm. L’optique unique double faisceau Stockdale utilise une optique de référence qui est complètement retirée du trajet optique pendant la période critique de mesure et la correction de fond se fait par lampe Deutérium QuadLine et Zeeman en four. Il est utilisable avec les modes d’opération flamme, vapeur, injection de flux segmenté et four et permet de corriger jusqu’à 2 absorptions non spécifiques.
Assemblage de radio-traçage complet
Le principe de la technique nucléaire radiotraceurs repose sur l’injection de radiotraceur dans un système à analyser et suivre son cheminement par les détecteurs à scintillation NaI(TI). Cette technique apparaît souvent comme le seul moyen de caractérisation fine et non perturbatrice des performances d’un réacteur ou une installation à étudier. Elle permet de :· caractériser l’état de mélange d’un produit dans un procédé ;· pouvoir identifier les éventuels défauts de mélange comme les volumes morts ou stagnants ;· représenter l’écoulement dans le procédé par un modèle théorique, de façon à pouvoir prédire les performances du procédé lors de son fonctionnement ;· détection de fuites (échangeurs de chaleur,…) ;· étalonnage de débitmètres.